« Knight of Cups » : Un Mister Lonely sublimé par Terrence Malick

Screen-Shot-2015-11-24-at-12.43.02-PM.png

Il est impossible de le nier : Terrence Malick est un réalisateur majeur du cinéma américain. Apportant toute la noblesse à cet art, en divisant tout en proposant un style propre à lui-même. Encore une fois, le mysticisme du réalisateur risque de faire débat avec son « Knight of Cups », formidable trip sur le vide existentiel d’un scénariste au sein d’un Hollywood fantasmant sa propre réalité, interprété par Christian Bale et accompagné d’un casting grandiose composé de Cate Blanchett, Nathalie Portman ou Wes Bentley.

Un film de Terrence Malick est toujours une œuvre inclassable parmi les genres. « Knight of Cups » ne déroge pas à la règle et va en déconcerter plus d’un chez les spectateurs. Que ce soit chez les fans de la première heure ou les novices, le mysticisme narré de manière décousue du long-métrage ne laissera personne indifférent.

Accompagné du directeur de la photographie, Emmanuel Lubezki , toujours aussi magistral , Malick raconte l’introspection déchirante d’un homme vide de sens, incapable de trouver une chose auquel se rattacher, à travers une multitude d’instants brèves de la vie du personnage joué par Christian Bale.

Le metteur-en-scène joue avec la plasticité pour nous offrir un voyage mystique, alternant toutes formes de vidéos, aux instants très brèves. La mise-en-scène onirique du film filme les déambulations mystiques du personnage de  Bale avec brio, utilisant différents types de caméras (tels que la Go-Pro, par exemple) afin de nous faire perdre tout sens de réalité. Malick rempli son cadre en filmant une vacuité sublimé. Un vide existentiel,  un vide professionnel ou vide émotionnel, il rend l’absence passionnante tout le long ainsi que poignant, en filmant l’éphémérité des instants passés, par un montage très bref et décousue, et nous déchire la quête impossible d’un personnage en quête de sens.

Avec « Knight of Cups », Terrence Malick signe une œuvre puissante dans sa manière à filmer le vide. Alternant toute forme de mise-en-scène, il crée une œuvre singulière et mystique sur le besoin absolu de se rattacher à un sens, porté par des formidables acteurs et une photographie merveilleuse.

 

Victor Van De Kadsye

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s